Dimanche 11 octobre, l’édition 2026 du Royal Barrique s’est déroulée à la Gravière (Hossegor), de 14h45 à 18h45. Pour la 20e année de la compétition, 10 équipes se sont relayées pendant 4 heures sur un seul critère : sortir des tubes. Au total, 50 surfeurs et surfeuses sont allés à l’eau.

Voir les surfeurs qui ont participé

Samedi 3 octobre : pas de lancement mais…

Pour comprendre le contexte du 11 octobre, il faut revenir huit jours en arrière. Le samedi 3 octobre, le jury s’était retrouvé sur la plage : au lever du jour, les vagues n’invitaient pas vraiment à se jeter à l’eau. Néanmoins, une partie du jury penchait pour lancer, l’autre restait très réservée.

L’avis des surfeurs présents a été demandé. Peu se sont montrés motivés :

On n’était que le 3 octobre, et une meilleure session pouvait encore venir.

La compétition n’a donc pas été lancée. Puis quelques surfeurs se sont mis à l’eau, la marée a continué de monter… et de très bonnes vagues sont tombées. Pas beaucoup, mais de très bonnes. De quoi laisser des regrets.

Moins de taille le 11 octobre que le 3, mais suffisamment pour faire de bons tubes - Marc Lacomare - Nick Minton

13h30 : rendez-vous du jury, 14h45 : c’est parti

Le dimanche 11, le jury se retrouve à 13h30. Les conditions sont très propres, elles l’ont été toute la matinée, le soleil est là, mais… il manque un peu de taille à notre goût. Nous pensons que la marée montante fera grossir les vagues, tout comme la houle, qui est en progression dans l’après-midi, mais le vent, qui doit tourner rapidement, fait douter le jury.

Alors que les minutes passent, on voit passer des vagues très creuses. Contrairement au samedi 3, les périodes sans la moindre vague « faisable » sont rares, ça s’enchaîne davantage. Le jury se rappelle que les occasions de lancer le Royal Barrique se comptent sur les doigts d’une main, puisqu’il faut réunir le bon vent, la bonne marée et surtout la bonne houle. On sait que la Gravière va donner des tubes, même si elle n’est pas aussi parfaite qu’elle a pu l’être en 2016 ou en 2012.

Mais surtout, après le « non-lancement » du samedi 3 octobre, on n’a pas envie de regretter une deuxième fois.

À 14h15 le jury annonce le lancement – le premier « coup de corne » se fait à 14h45. C’est parti pour 4 heures de tubes.

Une vague de Pierre-Antoine Poncet - Nick Minton

De belles lignes, mais des sorties compliquées

Les plus grosses vagues dépassaient les 2 m, jusqu’à 2,50 m. Le spot levait en jolis pics, mais derrière, la vague avait tendance à « pincher » (au lieu de laisser le tube ouvert), rendant la sortie difficile.

Plusieurs fois, sur des « bombes », on entend des « oooohhhh » pleins d’espoir venant de la plage, les surfeurs fonçant derrière le rideau d’eau, malheureusement souvent suivis d’une touche de déception.

Une bombe pour Mathieu Agnès, malheureusement infaisable - Jeff Ruiz

Onshore, le retour

Le vent était annoncé incertain pour l’après-midi et, comme en 2019, il a tourné peu après le lancement. Le passage a été un peu délicat, mais le vent ne s’est finalement vraiment levé vers 18h : les conditions sont restées propres, même si un vent onshore ne favorise pas forcément les tubes, surtout lorsque les sorties sont complexes.

Après 4 heures de session, il y a eu bien plus de tubes que le 3 octobre. Plus d’occasions pour les participants de s’exprimer, mais moins de taille, et les plus beaux tubes n’ont pas été sortis : on aura certainement des images moins spectaculaires, mais ne pas « lancer » aurait été une erreur.

Kyllian Guerin - Nick Minton

Finies les « séries » : la gestion autonome des équipes

C’était la grande nouveauté de 2026 : pas de séries, deux surfeurs maximum par équipe à l’eau, et un pañuelo à se transmettre sur le sable pour passer le relais.

Le format « équipe » aura encore une fois donné une ambiance excellente, les relais se sont bien passés et les pañuelos ont circulé de surfeur en surfeur sans accroc. Seul point à retravailler avec les surfeurs : la gestion du temps passé à l’eau, que plusieurs ont eu du mal à doser 😅

Vincent Duvignac passe son "pañuelo" à Nicolas Paulet - Jeff Ruiz

Après-surf au Surfing

À la sortie de l’eau, une bière « après-surf » attendait les surfeurs. Une bonne partie de la troupe s’est ensuite retrouvée au Surfing, autour d’un délicieux buffet, pour débriefer la session avec les surfeurs et les caméramen.

Surfeurs, vidéastes, public - belle ambiance sur le sable - Pascal Adrot

Un vainqueur à couronner (et ce n’est pas gagné)

Le jury a du travail. Cette année, beaucoup de surfeurs ont sorti au moins un tube, les départager s’annonce compliqué pour le jury. Du suspense comme on en a rarement eu.

Maxime Perez - Pascal Adrot

Voici les grandes dates qui vont nous amener jusqu’au verdict :

  • À partir du 21 octobre – on vous présentera une série d’interviews réalisées sur la plage pendant le Royal Barrique
  • D’ici le 25 octobre – mise en ligne de la vidéo de tous les tubes, celle qui sert au jugement
  • À partir du 26 octobre – vote du wipe-out
Être prévenu quand les images sont en ligne

Samedi 7 novembre, 19h00, au Surfing : remise des prix

  • Après la remise des prix – diffusion du montage final et du top 10 des plus beaux tubes

Le jeu du pronostic revient aussi. Pour rappel, une combinaison de notre partenaire principal, Vissla, sera donnée à celui ou celle qui donnera le « top 5 » des plus beaux tubes le plus proche de celui du jury. Les pronostics s’ouvriront dès que tous les tubes seront en ligne, et ce jusqu’à l’heure de démarrage de la remise des prix.

Les premières images en vidéo
En attendant la mise en ligne de tous les tubes, on a sorti quelques images en vidéo sur notre chaîne YouTube.

Voir les premières images
Miky Picon - Seabass

Remerciements à tous ceux qui rendent possible cet évènement ❤️

Avant la sélection de photos, un grand merci aux photographes qui ont capturé la journée :

Merci à nos partenaires, qui financent l’évènement, à commencer par Vissla.
Merci à Moken, qui a suivi les coulisses de la journée.
Merci aux caméramen, qui se sont brûlé les yeux pour essayer de ne pas rater de tubes malgré la large zone de compétition.
Merci à l’association Estim et à ses bénévoles, à l’origine de l’évènement en 2007 et toujours présents.
Merci au jury (les décisions de lancement sont difficiles), qui va maintenant décortiquer tous les tubes.
Et bien sûr, merci aux surfeurs pour le spectacle 🏄 !

Nicolas Paulet - Jeff Ruiz

La sélection de photos du Royal Barrique